« Nouvelles d’Arménie » change de nom – Ara Toranian en analyse

[Note: toutes les critiques sur la forme qui pourraient être faites à cet article (pas le bon moment, diviser les Arméniens, c’est pas bien, etc…) sont tout à fait valides pour le matériel d’origine, que vous trouverez en suivant ce lien. Nous vous invitons d’ailleurs à le lire avant de continuer.]

[Note 2 : cet article promotionnel n’a pas été payé par Ara Toranian (le radin).]

 

Ce jeudi 15 avril avaient lieu, un peu partout dans le monde, des rassemblements pour ramener le sujet des prisonniers de guerre arméniens sur le tapis. Plusieurs groupes ou individus avaient décidé de participer à ce mouvement mondial.

Mais ce n’était apparemment pas au goût d’Ara Toranian, co-président du CCAF, et directeur de Nouvelles d’Arménie Magazine.

Dans un article intitulé Non à la récupération partisane de la question des prisonniers (lien en début de notre article), Monsieur Toranian commence plutôt bien :

S’il est une question entre toutes qui fait l’unanimité, c’est bien celle des prisonniers de guerre arméniens détenus illégalement à Bakou. Il n’est pas un Arménien au monde qui ne puisse être révolté par le sort de ces soldats que l’Azerbaïdjan a pris en otages.

C’est après deux phrases qu’il part en cacahuètes.

 

Photo exclusive d’Ara Toranian quand il a écrit son article.

 

Cette question ne devrait souffrir d’aucune instrumentalisation, d’aucune division. Aussi n’est-ce pas sans surprise qu’on apprend qu’une association, nouvellement créée, appelle aujourd’hui à une manifestation à Paris pour demander leur libération. Et ce, sans aucune concertation avec le CCAF, pourtant particulièrement mobilisé sur le sujet et qui représente la quasi-totalité des tendances du monde associatif arménien.

Tellement mobilisé le CCAF qu’on ne l’a pas vu lors de cette journée mondiale de rassemblement pour nos prisonniers… Et c’est qui, cette association nouvellement créée ? Charjoum ? C’est quoi cet article en fait ?

Donc apparemment, il faut l’autorisation du CCAF avant de lancer un projet ? Mais mon petit gars, quand on déclare que le CCAF n’a pas vocation à être démocratique, il ne faut pas s’étonner que les gens créent leurs trucs.

Le CCAF bientôt à la CAF ? Une analyse Semuchka

Faut-il le préciser? Cette manière de procéder relève de la plus grande irresponsabilité. Elle apparaît en effet ni plus ni moins comme une tentative de récupération partisane d’un sujet particulièrement grave, qui ne saurait souffrir le moindre morcellement, ni la plus petite improvisation.

Genre vous êtes sur un super plan que personne ne connaît ? Parce qu’on ne vous a pas trop vus ce jeudi 15 avril. 😐

On est super désolés d’avoir improvisé un rassemblement mondial 😮 (l’andouille…).

 

Pire, elle porte en germe un risque de zizanie, alors que nous avons plus que jamais besoin de cette unité structurée par et autour le CCAF, qui regroupe en son sein tout l’éventail politique, de la FRA jusqu’aux pro-Pachninian, des partisans des Sasna Tzerer jusqu’à l’UGAB, sans compter l’ensemble des associations professionnelles, culturelles, etc.

Les gars ils rassemblent des groupes dont la moitié veut étriper l’autre, et ça a peur de la « zizanie ». 😆

 

Après la défaite en Artskakh, la déstabilisation subséquente en Arménie, on assiste depuis plusieurs mois à des tentatives d’émiettement de la communauté arménienne de France, la plus unie, la mieux structurée et la plus puissante politiquement de la diaspora.

Trop puissante la diaspora, ça s’est trop vu l’an dernier. La France en est encore retournée.

 

Attention, accrochez-vous pour la suite. Déposez vos cerveaux loin de votre portée, vous pourriez le regretter…

Sans doute n’aurait-il pas été fait cas de cette « manifestation » en ces pages, s’il elle ne s’inscrivait dans le sillage d’une série d’initiatives visant à créer de la défiance, et si la déclaration à la préfecture n’avait pas été déposée par un « agitateur » qui s’était entre autres distingué en provoquant publiquement le président de la République au dernier dîner du CCAF, au nom de la cause du … Liban.

Nommez les gens bon sang, Charjoum va mal le prendre ! 😆

Monsieur Toranian, il vous a fait quoi le Liban, pour que vous méprisiez autant ce pays ? 😐

Ah oui, faudrait surtout pas déranger le dîner du CCAF avec des questions triviales telles que l’avenir du Liban, terre d’accueil historique des Arméniens après le génocide. 😉

Peut-être se serait-on aussi montré moins inquiet, si les initiatives intempestives et improvisées de certains des individus qui l’entourent ne s’étaient soldées par de très graves blessés arméniens, à la suite d’une « occupation spontanée » de l’autoroute au péage de Vienne le 28 octobre dernier, laquelle avait été attaquée d’une manière tout aussi « spontanée » par des fascistes turcs…

Sérieux, c’est quoi le délire avec les guillemets ? Et quel rapport avec les rassemblements ce jeudi ?

Donc un rassemblement sans autorisation, c’est pas bien, mais si on dépose une demande d’autorisation à la préfecture, c’est pas bien non plus ?

Ah oui, c’est au CCAF qu’il fallait demander… nos excuses. 😮

Enfin bref, après le Liban, c’est aux Arméniens d’Arménie que Monsieur Toranian s’attaque. Bien joué. 😆

 

Ces manœuvres aussi irresponsables que démagogiques, qui exploitent l’émotion et jouent avec le principe de solidarité, sont inadmissibles et peuvent s’avérer dangereuses. Elles apparaîssent de surcroît d’autant plus contre-productives que le CCAF a naturellement mobilisé, dans la concertation, les pouvoirs publics et les plus hautes personnalités du monde politique, intellectuel et artistique sur la question des prisonniers, et plus largement sur celle du statut de la République du Haut-Karabakh. Et que ces multiples actions ( 5 manifestations durant les 44 jours de la guerre, entreprises de sensibilisation multivectorielles sur champ politique dans toute la France) se sont traduites, en autres, par la reconnaissance de l’Artsakh par l’Assemblée nationale, le Sénat, et par de très nombreuses et prestigieuses collectivités territoriales, depuis la Corse jusqu’à Paris, l’île-de-France, jusqu’à la région sud etc.) Ne faut-il pas aller plus loin? Sans doute. Le combat continue. Plus que jamais. Mais pas dans la démagogie et encore moins en rangs dispersés.


Petit apparté du correcteur :

  • Les verbes en -aître ne prennent l’accent circonflexe que devant le -t.
  • Pas d’espaces à l’intérieur d’une parenthèse.
  • On ne ferme pas de parenthèse si on ne l’a pas ouverte avant.

Nouvelles d’Arménie : « En fait, on sait juste pas écrire »

Fin de l’apparté du correcteur.


Ils ont vachement servi vos trucs de l’an passé. C’est maintenant qu’il faudrait se bouger le derrière, et faire quelque chose. Parce que tous vos « résultats », là, nos soldats et notre jeunesse n’en ont un peu rien à cirer. Erdogan et Aliyev non plus, d’ailleurs. 😉

 

Enfin bref, on va conclure :

  • Le CCAF est la seule autorité habilitée à décider de ce que font les Arméniens en France.
  • Le dîner du CCAF est plus important que les problèmes du Liban. Ils peuvent aller crever.
  • On a fait 5 manifs pendant la guerre, voilà. Restez chez vous maintenant !

 

Allez, on termine en beauté avec un petit aperçu de ces « manipulateurs », « démagogues » et « irresponsables » qui n’ont pas demandé l’avis du CCAF avant de s’exprimer :

Ces gens de Hambourg n’ont pas reçu l’autorisation du CCAF.

 

Voyez ces têtes de manipulateurs !

 

Des démagogues italiens qui n’ont pas appelé Monsieur Ara Toranian.

 

Une bande d’irresponsables à Genève !

 

Ciel ! Des anarchistes à Paris qui osent demander la libération de nos prisonniers !

 

Sérieusement, le CCAF, cette organisation si puissante qui tremble parce que quelques personnes osent sortir dans les rues…

Restez chez vous tant que vous le voulez, et chauffez-y vos vieux os, c’est votre choix. Mais on aimerait que nos soldats puissent le revoir un jour, leur chez eux… 😐

 

PS : Les articles non plus, ça ne s’improvise pas. 😉